La vie, c’est la vie: article in the blog Muze

On 20th May 2013, the cultural magazine “Muze” has published on article about my book “La vie, c’est la vie”:

http://blog.muze.fr/2013/05/20/la-vie-cest-la-vie/

 

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Amin Sheikh revient de loin. Il n’a oublié ni le chemin parcouru ni ceux qui l’ont aidé à devenir l’homme fourmillant de projets qu’il est aujourd’hui. Ancien enfant des rues de Bombay, Amin raconte son parcours dans « La vie, c’est la vie. Si j’existe c’est grâce à vous » (éditions Rasibus). Il souhaite, par son expérience, venir en aide à d’autres enfants et grâce ce livre, financer un projet de café-bibliothèque solidaire à Bombay.

Comme des milliers d’enfants indiens, Amin a connu la survie au quotidien dans les rues et les gares de Bombay. Élevé, avec ses deux petites soeurs, par un père absent et alcoolique, puis par un beau-père violent et une mère aimante mais oppressée par la pauvreté qui le poussait à travailler, Amin s’enfuit un jour du foyer familial. Il a à peine six ans quand il se retrouve seul dans Bombay, une ville belle et cruelle. Autour de lui, des centaines d’enfants ont déjà pris le pli de cette vie. Ils survivent de petits emplois, de la mendicité, du vol. Amin les observe, les imite. Ses premières années dans la rue, à dormir sous les lampadaires pour tenter d’éviter le dépouillement, les rapts, les coups, les viols, sont extrêmement durs. Mais à chaque fois qu’ils retournent dans les bras de sa mère, la violence quotidienne le fait fuir de nouveau. La rue offre, malgré tout, une liberté. Alors que sa petite soeur, Sabira, quitte à son tour le foyer et le retrouve dans la ville, une première apparition survient dans la vie d’Amin. Son existence sera dès lors peuplée de ceux qu’il appelle ses anges. Dans une gare, Soeur Séraphine lui propose de séjourner à l’orphelinat Snehasadan, la maison où l’on est aimé.

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Mais le petit garçon se méfie. Il ne connaît pas encore cette ONG indienne, le travail et l’attention de ceux qui la dirigent. Il ignore qu’elle propose non seulement un toit, des repas et l’accès à l’éducation et à une formation professionnelle aux enfants sans abri, mais aussi la présence et les conseils d’adultes bienveillants et protecteurs. Il ignore qu’il va y couler des jours heureux et doux, que ses plus beaux souvenirs vont s’enraciner dans la maison n°1, entouré de dix neuf autres garçons et d’un couple et leur enfant (photo ci-dessus). Là, on va lui apprendre à rêver, à faire confiance, à fomenter des projets enthousiasmants et à ne pas baisser les bras.
Grâce à Snehasadan, Amin fait aussi des rencontres déterminantes. Les dirigeants de l’orphelinat le laissent travailler en ville, tout en lui assurant un point de repère. Il cumule l’école (où il n’est cela dit guère assidu), les petits emplois. Puis, adolescent, il monte sa première société de distribution de journaux. C’est encore grâce aux membres de Snehasadan qu’Amin entre, à 18 ans, au service d’Eustache Fernandes, l’homme qui lui offrira l’ultime élan nécessaire à son envol. Amin y est plus un simple chauffeur, il est comme le fils de cet homme. Intégré dans son cercle familial et amical, il est défendu bec et ongles quand l’entourage d’Esutache le regarde d’un mauvais œil. Petit à petit, Amin s’ouvre au monde et touche du doigt ce qu’il n’avait jamais imaginé possible. Ses rêves aussi prennent de l’ampleur. Il inaugure alors son entreprise de taxis, Sneha Travels. Puis, en 2003, Eustache Fernandes concrétise un autre de ses rêves : voyager. Il découvre un mois durant l’Espagne. C’est le début d’une série de voyages et de bien d’autres projets…

De ce parcours semé d’embuches et de violences, Amin Sheikh tire sa force de vivre, son indestructible espoir et sa bonne humeur à toutes épreuves. A aucun moment il ne se plaint. Ainsi va la vie, il faut la vivre, quelle qu’elle soit. Émaillé de photographies et de dessins, ce récit de vie est un tourbillon à la joie communicative.
Conscient d’avoir été bien entouré, guidé et épaulé, Amin Sheikh désire œuvrer à son tour pour les enfants de Snehasadan. En cinquante ans, 40 000 enfants sont déjà passés par cet orphelinat. Avec son autobiographie, Amin espère récolter des fonds pour ouvrir à Bombay un café-bibliothèque où pourront travailler les jeunes de Snehasadan. Mais pas seulement ! Amin conçoit ce café comme un véritable lieu de rendez-vous, de rencontres, notamment pour des emplois spécialisés, un lieu d’exposition et de vente des créations des artistes élevés à Snehasadan, un lieu de dons aussi.

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Les bénéfices tirés de la vente de cet ouvrage financeront la création d’un café-bibliothèque solidaire à Bombay.

Rencontre :
Amin Sheikh sera à Paris mardi 28 mai 2013 au Salon by Le Thé des Ecrivains, à 19 heures

Où se procurer l’ouvrage ?
Commande via les éditions Rasibus
En librairie : Le salon by Thé des écrivains, 75003 Paris et La procure, 75006 Paris
En version ebook, sur amazon

Amin Sheikh
Facebook officiel
Twitter officiel
Blog : aminbombay.blogspot.com

Les éditions Rasibus
Site officiel : http://rasibuseditions.com
Page Facebook officielle

(Anne-Laure Bovéron, muze)

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